Inspiration

Inspiration
Voila, je m'y installe à nouveau et encore une fois, il me manque le principal, l'inspiration. Que vais-je pouvoir écrire sur cette page blanche, sur cette feuille vierge qui n'attend que à mes doigts pour être souillée. Mes doigts qui se mettent justement à danser sur le clavier et commencent à écrire ce que mon cerveau ne voit pas encore.
Veulent-ils me lancer un message ?
Non, ils veulent simplement s'amuser à enfoncer les touches l'une après l'autre et laisser le soin à mon cerveau de comprendre le sens de leur danse. Et pourquoi pas l'analyser et ensuite prendre le dessus sur la danse anarchique et la rendre rationnelle.

Mais non, aujourd'hui, mon cerveau ne veut pas aider mes doigts, il ne veut pas fournir le moindre effort. Il y a des jours comme ça, des jours où vous sentez que votre esprit se libère de toute attache et part sans contrainte, sans raison. Il vous emmène dans des contrées que votre conscience ne veut pas explorée.
Est-ce dangereux ?
Je ne sais pas, tout ce que je vois, c'est qu'un texte apparaît au fur et à mesure sur mon écran et que je n'y voit pas de fin et ne suis pas à l'origine du commencement.
Vais-je écrire une nouvelle bible, avec un commencement sans contrôle et une fin annoncée qui n'arrive pas ?

Non, je n'annonce nulle fin, elle arrivera quand mes doigts auront décidé de stopper leur danse et que le mot fin apparaîtra une autre fois sur cette page souillée. Mes doigts s'essoufflent, est-ce le mot fin qui leur a donné peur ? Est-ce l'arrivée subite d'un tel mot qui freine leur frénésie du début ?

Peut-être, mais un nouveau soubresaut est si vite arrivé, une crise de folie qui ravive la danse comme on ravive un feu en jetant de l'huile sur des braises encore rouge. Va-t-elle se produire sous vos yeux ...
Je ne le sais pas, car n'oubliez pas que mon cerveau a pris ses vacances et que mon esprit vogue là ou ma conscience n'aime pas aller et que mes doigts écrivent en toute liberté. Ne me demandez pas de vous répondre à une question dont je ne connais pas les aboutissants. J'ai ouvert cette page en n'ayant aucune inspiration, juste l'envie de laisser mes doigts danser sur le clavier et me voila à présent avec une feuille déjà bien remplie.

Et pourtant, quand je regarde ce qui est déjà écrit, je n'y vois que du vide, des lettres qui s'aligne pour former des mots et puis des phrases qui au final, ne signifient rien. Je tourne en rond depuis le début de ce texte pour vous dire que je ne sais pas quoi écrire.

C'est assez long juste pour ça ;)

# Posté le mardi 08 juillet 2008 16:27

Modifié le mardi 14 octobre 2008 07:03

Moi, je rêve

Moi, je rêve
Moi, je rêve, et vous ?

Moi, je rêve de vous, de moi, de toi, de nous, d'eux, de lui mais surtout d'elle.

Moi, je rêve la nuit, mais aussi le jour. Les yeux fermés ou ouvert, mon esprit est toujours dans la lune.

Moi, je rêve de la lune, qu'un jour j'atteindrai à bord d'une fusée ou sans, qui sait. Mais j'alunirai sur sa face ensoleillé.

Moi, je rêve de soleil, surtout quand il n'est pas là. Quand un nuage plus gros qu'une ville m'empêche de sentir sa chaleur. Quand un nuage aussi grand qu'un pays m'envoit de la pluie alors que je n'ai rien demandé.

Moi, je rêve de la pluie qui tombe sur mon visage quand il fait si chaud que j'ai l'impression de plonger dans une mer fraiche et bienvenue.

Moi, je rêve de la mer que je parcourrai sur un voilier avec le vent comme allier.

Moi, j'aime rêver, et vous ?

# Posté le mercredi 23 avril 2008 17:07

Morphée

Au dehors, un soleil de plomb lui mine le moral. Elle n'aime pas le soleil, il est lumineux, chaud, jaune, tout ce qu'elle déteste. Elle, elle ne vit que pour la sombre lune, avec sa lumière tamisée, sa douce froideur et ses amies les étoiles, que le soleil fait fuir la journée par sa puissance exacerbée.

Alors, elle attend, elle ferme les rideaux et sombre dans son inconscience, mais pas aujourd'hui. Depuis que le soleil est à son apogée, elle ne dort plus, morphée l'a quittée et l'a abandonnée à la chaleur de cet astre bien trop brulant. Morphée, son seul amant de jour, celui sans qui elle ne peut survivre à la lumière diurne. Où est-il, l'a-t'il quittée définitivement, pourra-t'elle passer de l'autre côté à nouveau, toutes ces questions lui remplissent la tête et elle sent que ça va exploser d'une minute à l'autre .

Ses mains commencent à trembler, l'angoisse se meut en elle passant de son ventre à sa poitrine, quand elle aura atteint son cerveau, plus rien ne pourra la sauver. Mais pourquoi Morphée l'a-t'elle abandonnée si vite, pourtant, elle a tout fait, elle lui a ouvert les bras comme à son habitude, elle l'a laissé entrer en elle, elle l'a senti monter et lui donner ce bonheur que lui seul peut lui apporter. A chaque fois qu'elle l'accepte en elle, elle sent sa conscience s'abandonner au plaisir et devenir inconscience.

Mais ce midi, le réveil arrive bien trop tôt, n'ayant plus morphée à sa disposition, c'est un dur retour à la réalité, le manque est là et lui rappelle sa douleur. Son corps crie, son esprit veut s'en aller et continuer sa route dans le rêve. C'est insupportable ...
Elle n'en peut plus, cette douleur qui s'insinue en elle et contre laquelle elle ne peut rien, elle devient folle, plus rien ne l'atteint, il n'y a plus que la douleur pour elle, MORPHEE, où es-tu ?

Elle se lève, avance péniblement jusqu'à sa salle de bain, elle ouvre l'armoire mais ne trouve rien, même pas une aspirine. Elle revient dans le séjour, les seringues sont là, mais vide, les voir ainsi la rend encore plus malade, sa folie atteint son paroxysme, elle ne sait plus quoi faire. Complètement désorienté, elle ouvre la fenêtre, le soleil la brûle mais l'air un peu plus frais que son intérieur la gifle, un peu de lucidité lui revient, dans la cuisine, sa cachette, vite.

Oui, c'est là, il y en a. Vite, dans le salon, je dois tout préparer pour le rejoindre, je sais qu'il m'attend, Morphée est toujours là pour moi. Je dois juste préparer mon envol, ma fuite dans l'inconscience. Une seringue, un trou, j'appuye et je le rejoins ...

... bonne nuit.

# Posté le mardi 04 septembre 2007 03:12

La petite fille dans la pluie

Malgré la pluie qui dégouline sur le visage, la petite fille continue son chemin. L'eau qui tombe l'empêche de voir au loin, pourtant, elle sait qu'elle ne peut s'arrêter et qu'elle est sur la bonne route.

Il y a deux jours, le soleil rayonnait dans le ciel et dans sa vie. Elle était heureuse, des parents qui l'aimais et la comprenaient et des amis toujours présent. C'était une de ses belles journées de vacances où la seule envie est de flânée ou de se reposer au soleil. Avec ses amis, ils décidèrent d'aller faire un tour en forêt car l'un d'eux connaissait une belle clairière. Il y arrivèrent et se mirent à faire la fête, un des leurs avait amener sa guitare et une de ses amies s'était mise à chanter. Tout le monde dansaient et applaudissaient la performance de leurs compagnons.

Mais soudain, un bruit se fit entendre au loin. Ils se demandèrent ce que c'était, mais comme le bruit venait de très loin, ils reprirent leur amusement. Un second bruit les fit tous sursauter, celui-ci était beaucoup plus proche.

« Mais qu'est-ce que c'est ? »

Pas le temps de répondre à sa question, le ciel s'assombrit d'un coup et un énorme monstre ailé piqua sur le petit groupe, il embrocha le guitariste et atterri sur la chanteuse. Un coup de griffe en abatis 3 et un coup de bec acheva le dernier fuyard.
La petite fille, qui se trouvait à quelques mètres de la scène se retrouva complètement paralysée, le monstre ne l'avait pas vu et ce qu'elle vit à ce moment là la transforma à jamais. Le monstre se mit à manger tout ses ami.

Quand il fut enfin parti, la petite fille réussi à bouger. C'est alors que de gros nuages assombrir le ciel et que la pluie lui tomba dessus, elle le regarda partir et avança dans cette direction, ne sachant pas exactement ce qu'elle faisait. Après quelques heures de marche, sa décision était prise, elle retrouverait le monstre et le tuerait.

C'est ainsi qu'elle marche depuis 2 jours dans la même direction, lorsque la pluie arrête de tomber, elle regarde au loin et de temps en temps, elle aperçoit un mouvement dans le ciel et reconnaît la bête, elle sait qu'elle est dans la bonne direction.

~je le rattraperai et je le tuerai~


Cette seule idée la maintiens en vie et lui permet d'avancer.

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 09:45

Modifié le mardi 04 septembre 2007 02:54

Ombre : c le debut d'un nouvelle histoire, vous en pensez quoi ??

Dans la nuit noire, une ombre se promène parmi les arbres d'une ancienne forêt. L'ombre se distingue à peine car la lune s'amuse à cache cache avec les nuages. Les arbres, habitués au silence, se demande ce que cette ombre fait en leur sein en plein milieu de la nuit et surtout, sans lumière pour illuminer son chemin. L'ombre avance d'un pas assuré, comme si il connaissait les moindres recoin de l'ancienne forêt. A chaque fois que la lune apparaît, l'ombre se cache, elle ne veut pas être surprise par la lumière du soleil, même celle indirecte renvoyée pas la lune.

Un cri de chouette se fait entendre au loin et l'ombre lui répond. Elle avance vers la source du cri qui continue pour indiquer son origine. L'ombre arrive à l'orée d'une clairière et aperçoit une silhouette en son centre. La créature est toute petite, assez large. Comme la lune est à présent dans un ciel dégagé, l'ombre n'ose pas avancer. Voyant l'hésitation de sa visiteuse, la créature s'approche de l'ombre et lui dit :

« Je sais ce que tu recherches, mais pour cela, tu devras m'apporter la pierre qui te liait à ton être. »

L'ombre incline la tête et reprend son chemin dans la forêt.


*******


Comme tous les matins de la semaine, Romain, un petit garçon de 11 ans, se lève pour se rendre à l'école. Quelle barbarie de faire se lever un enfant si tôt pour quelque chose qu'il n'aime pas. Romain enfile ses vêtements préparer par sa maman la veille, passe à la salle de bain et engouffre ses céréales devant la télévision. C'est le même refrain chaque matin.
Arrivé à l'école, il retrouve ses amis et imagine déjà les mauvais plans pour la journée. Évidement, ceux-ci ne se produisent jamais. Romain n'est pas très populaire dans son école, il a juste deux fidèles amis, Alice et Julien. A eux trois, il forment le clan des reclus, toujours à trois, à l'ombre à écouter de la musique ou lire des BD.

Les journées de cours se déroulent toujours de la même manière, on commence par les matières difficiles : mathématique, français, anglais, histoire, géographie et autre cours ennuyeux. En après-midi, c'est sport, éducation civique, art et autre activité ludique. Romain n'est pas le meilleur élève, surtout pas en sport, mais il est le premier en art, en dessin, en musique et se débrouille très bien en français. Ses professeurs n'ont jamais à se plaindre de lui ou de ses amis, ils sont toujours calme, un peu trop parfois.
Aujourd'hui, Romain a un programme qui ne lui plaît pas du tout, mathématique, géographie, civisme et sport. Que des cours qu'il ne porte pas dans son coeur. Pendant une telle journée, le clan des reclus s'invente des jeux et sont encore plus calme pour ne pas qu'on remarque leur déconcentration. Tout passe plus vite comme ça.

Au retour de l'école, Romain se retrouve seul, comme tout les soirs. Pour ne pas s'embêter, il s'est crée un autre monde où il peut tout ce qu'il veut. Il l'a baptisé Arkham et il en est le roi, le créateur. Chaque soir, une nouvelle aventure l'y attend, parfois épique quelque fois romanesque, mais le plus souvent magique.

Mais depuis quelques jours, des petites choses bougent dans son univers sans qu'il ne l'ai décidé. De toutes petites choses, comme un lapin qui chante comme un canari ou l'eau qui coule a l'envers, la neige qui tombe d'un coté de la forêt alors que l'été se trouve de l'autre, Romain ne s'en faisait pas de trop. Mais la semaine passé, une catastrophe s'est produite. Un de ses gestes dans Arkham s'est répercuté dans le monde réel.
Depuis une semaine, Romain n'a plus d'ombre.

# Posté le lundi 18 juin 2007 16:27