Au dehors, un soleil de plomb lui mine le moral. Elle n'aime pas le soleil, il est lumineux, chaud, jaune, tout ce qu'elle déteste. Elle, elle ne vit que pour la sombre lune, avec sa lumière tamisée, sa douce froideur et ses amies les étoiles, que le soleil fait fuir la journée par sa puissance exacerbée.
Alors, elle attend, elle ferme les rideaux et sombre dans son inconscience, mais pas aujourd'hui. Depuis que le soleil est à son apogée, elle ne dort plus, morphée l'a quittée et l'a abandonnée à la chaleur de cet astre bien trop brulant. Morphée, son seul amant de jour, celui sans qui elle ne peut survivre à la lumière diurne. Où est-il, l'a-t'il quittée définitivement, pourra-t'elle passer de l'autre côté à nouveau, toutes ces questions lui remplissent la tête et elle sent que ça va exploser d'une minute à l'autre .
Ses mains commencent à trembler, l'angoisse se meut en elle passant de son ventre à sa poitrine, quand elle aura atteint son cerveau, plus rien ne pourra la sauver. Mais pourquoi Morphée l'a-t'elle abandonnée si vite, pourtant, elle a tout fait, elle lui a ouvert les bras comme à son habitude, elle l'a laissé entrer en elle, elle l'a senti monter et lui donner ce bonheur que lui seul peut lui apporter. A chaque fois qu'elle l'accepte en elle, elle sent sa conscience s'abandonner au plaisir et devenir inconscience.
Mais ce midi, le réveil arrive bien trop tôt, n'ayant plus morphée à sa disposition, c'est un dur retour à la réalité, le manque est là et lui rappelle sa douleur. Son corps crie, son esprit veut s'en aller et continuer sa route dans le rêve. C'est insupportable ...
Elle n'en peut plus, cette douleur qui s'insinue en elle et contre laquelle elle ne peut rien, elle devient folle, plus rien ne l'atteint, il n'y a plus que la douleur pour elle, MORPHEE, où es-tu ?
Elle se lève, avance péniblement jusqu'à sa salle de bain, elle ouvre l'armoire mais ne trouve rien, même pas une aspirine. Elle revient dans le séjour, les seringues sont là, mais vide, les voir ainsi la rend encore plus malade, sa folie atteint son paroxysme, elle ne sait plus quoi faire. Complètement désorienté, elle ouvre la fenêtre, le soleil la brûle mais l'air un peu plus frais que son intérieur la gifle, un peu de lucidité lui revient, dans la cuisine, sa cachette, vite.
Oui, c'est là, il y en a. Vite, dans le salon, je dois tout préparer pour le rejoindre, je sais qu'il m'attend, Morphée est toujours là pour moi. Je dois juste préparer mon envol, ma fuite dans l'inconscience. Une seringue, un trou, j'appuye et je le rejoins ...
... bonne nuit.
Alors, elle attend, elle ferme les rideaux et sombre dans son inconscience, mais pas aujourd'hui. Depuis que le soleil est à son apogée, elle ne dort plus, morphée l'a quittée et l'a abandonnée à la chaleur de cet astre bien trop brulant. Morphée, son seul amant de jour, celui sans qui elle ne peut survivre à la lumière diurne. Où est-il, l'a-t'il quittée définitivement, pourra-t'elle passer de l'autre côté à nouveau, toutes ces questions lui remplissent la tête et elle sent que ça va exploser d'une minute à l'autre .
Ses mains commencent à trembler, l'angoisse se meut en elle passant de son ventre à sa poitrine, quand elle aura atteint son cerveau, plus rien ne pourra la sauver. Mais pourquoi Morphée l'a-t'elle abandonnée si vite, pourtant, elle a tout fait, elle lui a ouvert les bras comme à son habitude, elle l'a laissé entrer en elle, elle l'a senti monter et lui donner ce bonheur que lui seul peut lui apporter. A chaque fois qu'elle l'accepte en elle, elle sent sa conscience s'abandonner au plaisir et devenir inconscience.
Mais ce midi, le réveil arrive bien trop tôt, n'ayant plus morphée à sa disposition, c'est un dur retour à la réalité, le manque est là et lui rappelle sa douleur. Son corps crie, son esprit veut s'en aller et continuer sa route dans le rêve. C'est insupportable ...
Elle n'en peut plus, cette douleur qui s'insinue en elle et contre laquelle elle ne peut rien, elle devient folle, plus rien ne l'atteint, il n'y a plus que la douleur pour elle, MORPHEE, où es-tu ?
Elle se lève, avance péniblement jusqu'à sa salle de bain, elle ouvre l'armoire mais ne trouve rien, même pas une aspirine. Elle revient dans le séjour, les seringues sont là, mais vide, les voir ainsi la rend encore plus malade, sa folie atteint son paroxysme, elle ne sait plus quoi faire. Complètement désorienté, elle ouvre la fenêtre, le soleil la brûle mais l'air un peu plus frais que son intérieur la gifle, un peu de lucidité lui revient, dans la cuisine, sa cachette, vite.
Oui, c'est là, il y en a. Vite, dans le salon, je dois tout préparer pour le rejoindre, je sais qu'il m'attend, Morphée est toujours là pour moi. Je dois juste préparer mon envol, ma fuite dans l'inconscience. Une seringue, un trou, j'appuye et je le rejoins ...
... bonne nuit.