Miaou

Miaou
« Miaou », je me promène sur la gouttière. J'ai déjà évité trois pantoufles et une boite de bière, ça m'amuse d'embêter les humains pendant la nuit. Ils ne savent pas viser juste en plus.
Je me présente, mister chat, je suis roux et agile, parfois séditieux mais souvent si câlin. Je n'ai pas de maître, mais beaucoup de maîtresse. Chaque fenêtre ouverte est un univers à explorer et parfois à ravager.
J'ai déjà utilisé cinq vies, je n'aime pas la rue, les voitures vont trop vite. Personne ne me pleure, c'est la vie d'un chat de gouttière.

Ce soir, je décide de visiter la fenêtre de gauche du troisième étage. La fenêtre est ouverte, il fait si chaud. Tout est noir à l'intérieur, il n'y a encore personne, j'entre à pas feutré. Ce que je découvre, une vraie caverne d'Ali-Baba. Des bibelots, des bijoux, des caisses, des jouets, des poupées, des chiffons, un pouffe et un grand lit. Il a l'air douillet avec ses deux coussins et sa couette moelleuse. Je me couche dedans, mmmh, quel plaisir. Je me roule, je m'étire, quelle belle vie que celle d'un chat de gouttière.

Je me lève, les poupées m'intriguent. Je m'en approche, les bougent, il y en a qui tombe, d'autre pas. J'en prends une à part, je lui mordille le bras, la jambe. Ce n'est pas bon. Je saute dans une caisse, dans une deuxième, miaou, elle est remplie de billes ? En sautant dedans, j'ai fait sortir plusieurs billes de la boite. Je cours après, je la rattrape, frappe dedans, elle repart et je la poursuis. Je m'amuse pendant dix minutes, quel insouciance.
Soudain, un bruit, la porte s'ouvre. Je m'en vais plus vite que je ne suis entré.

Je suis assez loin, je me retourne. J'ai bien failli être attrapé cette fois-ci. Je regarde vers l'arrière et je vois une petite fille sortir sa tête par la fenêtre, elle pleure. Est-ce ma faute ?

Je reviens sur mes pas, m'approche tout doucement de la petite fille. « Miaou »
« C'est toi le petit monstre qui a tout cassé dans ma chambre. Mais tu es si mignon, viens petit chat, que je te caresse. »
Je m'approche, elle me caresse, je ronronne.
« Tu as l'air d'être aussi en manque de tendresse mon petit chat. Entre dans ma chambre. » La petite fille s'assied sur son lit, prend des coussins et les dispose près d'elle. Elle tapote dessus. Je m'en approche, tourne autour et choisi de m'y coucher.

En me caressant derrière les oreilles, la petite fille me dit : « tu sais petit chat, je suis très triste. Ma mère est morte et mon père ne veut rien faire dans cette maison, j'ai deux frères et je dois m'en occuper. J'ai besoin d'un ami, tu veux rester avec moi ?»

Je me lève et je me frotte à son visage puis me couche contre elle. « Miaou »

« Merci petit chat, je t'appellerais Calinou »

# Posté le vendredi 30 juin 2006 06:28

4.5.6

4.5.6
Jeudi 17h

Enfin je quitte le boulot, je n'en pouvais plus, dans 3h30, INDOCHINE. Après 1 mois d'attente insoutenable, c'est le jour.
Retour maison, manger sur les doigts, derniers messages sur msn, je ferme l'ordi et je me prépare. Depuis le début de la journée, je porte déjà mes 2 t-shirts, mon gsm est rechargé et vidé de ses vidéos, j'ai mon portefeuille, de l'argent pour un new t-shirt, tout est prêt. Je peux partir. (Faites bien attention si je n'ai pas oublié quelque chose)*.

Première étape, Malonne. Caro est prête, elle a pris son appareil non numérique pour mettre sur pellicule ce moment inoubliable. Premier arrêt, travaux sur la route, pfffffff, 10 minutes.
On parle dans la voiture, on écoute indochine : Alice & June. L'autoroute est assez dégagé c'est en 3 petits quarts d'heure qu'on débarque à Liège. Liège, sa place St Lambert, son carré et surtout, son Forum.

18h50

Avec Caro, on parle des places assises, en espérant qu'on ne sera pas trop haut. Les places, MA PLACE AAAAAAAAAAAAARRRRGHH. Triple imbécile. *. J'ai oublié ma place. Demi tour, je dépose Caro qui doit retrouver sa cousine et file comme une fusée sur l'autoroute, 160-170 km/h. Pardon à tout les flics qui liront ça, mais je n'avais plus beaucoup de temps. (Mauvaise excuse mais bon.). Double aaaargh, je n'ai presque plus d'essence, je passe à jet, 15 litres, vite vite.

19h25

Je cours dans la rue, j'ouvre ma porte, je monte 4 à 4, prends la place et un feutre, redescend 4 à 4, recours dans la rue et c reparti pour un retour à Liège en 5ème vitesse. Triple aaaargh, un accident, ralentissement. Pas trop long, c'est bon, je passe.

19h55

Arriver à Liège. Allo Caro, comment qu'on va au forum d'ici ??? 2 ronds point et je prends à gauche, ok merci, j'arrive.

20h10

Je me suis garer et me voila, après ce périple de fou, devant le forum. Pas de bouteille, ça commence fort, je dois la jeter dans la poubelle. M'en fous, j'y suis et ce n'est pas une bouteille d'eau qui va me gâcher ma soirée.

20h15

Je suis dedans, premier arrêt au stand merchandising. Achat d'un t-shirt Alice & June tour, taille M, 25¤. Caro est là, sa cousine Claude, Romain et Arnaud. Mauvaise nouvelle, ils sont hyper loin dans la salle et je ne suis pas mieux loti. Solution, Romain connais quelqu'un dans la salle, il nous trouve des billets jaune. Tickets d'or pour notre accès tout près de la scène. Nous y voila, la banderole ne trompe pas : Alice & June Tour. YES

1ere partie

Les lumières s'éteignent, tout le monde crie, siffle, applaudit, pure folie. On croit voir une ombre, mais c une fille animé qui apparaît sur un écran au devant de la scène. Elle joue du tambour et on entend le rythme envahir peu à peu la salle c'est la promesse. Le c½ur bat à 100 à l'heure, ça commence.

Photo, vidéo, tout est prêt. On hurle : INDOCHINE. Le premier rideau tombe, il y en a un deuxième, autre rythme, ils vont apparaître, tout le monde est prêt. Le rideau tombe et c'est avec Dunkerque qu'il débute le concert. Ensuite place aux portes du soir. Derrière notre groupe préféré, un étrange petit film est projeté pendant les chansons, une femme qui se déshabille en jouant avec ses vêtements. Alice & June ou le retour du nounours tueur, tout le monde saute, chante. La croix de paradize apparaît avec marilyn qui électrise la salle. Nicola enchaîne les tubes, Adora, Punker, Gang bang, Ladyboy, la salle est conquise. Tout le monde chante avec Nicola, osmose parfaite. Petite pause, quelques secondes pour reprendre son souffle et déjà, un petit air de guitare qui fais hurler toute la salle, c'est j'ai demandé à la lune qui commence, Nico s'approche, chante et puis nous fait chanter, waouw. Le groupe enchaîne avec morphine, un homme dans la bouche. Et voila enfin LE morceau que j'attendais, JUNE, presque une jouissance ;-). Mao Boy, 3 nuits par semaine réenflamme une foule complètement déchaînée. C'est le tour des medleys, ça commence avec miss paramount, Leila, Monte Cristo et ça fini dans une folie indescriptible avec Astroboy. Fin de la première partie.
Que dire, à part waouw. Nico s'est excusé pour le report du concert. Il a invité des gens de l'hôpital à assister au concert, il nous dit qu'il adore l'ambiance et on le remercie.

2ème partie

La salle crie, Indochine, puis se lance dans un hoo-hohohohohoo-ho que les standartmans nous auraient enviés. Le groupe arrive, sur la scène, il y a 3 tabourets devant. Ils sourient sur le morceau des white stripes qu'on interprète à notre façon (ho-hoho...). Et c'est reparti, partie intime, la dernière de « alice and june tour » car c'est le dernier concert dans une salle intimiste, nous dit-il. Juste toi et moi, justine, sweet dreams, la chevauchée des champs de blé, salômbo et la colline des roses. Que du bonheur et eux, si près de nous, tellement près qu'il remarque qu'on crève de chaud et demande qu'on nous distribue de l'eau, merci indo. Tout devient noir, changement de scène, fini les tabourets et retour des guitares électriques : punishement park avec en arrière, des photos des gens de la salle prise avant le concert. Puis, le calme. Un son tout doux qui monte et qui monte, le public ne s'y trompe pas, la folie va embrasée la salle, mais oui, c lui, l'aventurier, qu'elle déchainement, après + de 20 ans, cette chanson fait toujours autant de dégâts. Trop chaud, retour au calme, pink water II. On espère Brian Molko, mais il n'est pas là.
Nico nous salue, le groupe vient avec lui, il nous dit au revoir et merci, on a été génial. On le rappelle, on ne veut pas finir comme ça.

3ème partie

Ils reviennent sur scène, font semblant de ne pas savoir quoi jouer, on ne s'y trompe pas, tout est prêt pour electrastar, dernier moment déchaîné avant un retour au calme et un au revoir sous les formes de talulla. Merci Nico, Boris, Oli, Mr Shoes, Mr éliard et Matu, soirée extraordinaire. Le plus beau concert que j'ai vu, merci.

23h30
Retour dehors, direction le carré. On finit la soirée autour de quelques verres dans une ambiance déjà estivale.

Excellente soirée, rien à dire de plus, c'était la plus belle

# Posté le vendredi 05 mai 2006 09:13

Modifié le dimanche 07 mai 2006 12:21

Tropiques

Tropiques
Tu es trop loin de moi, soleil de mes rêves. Il y a tant de nuages dans ma vie. Et toi, tu es perdu au dessus des tropiques, Comment puis-je faire pour te retrouver ?

Je me souviens, quand tu étais là, j'étais heureux. Je me couchais partout où je pouvais. Je te sentais tout au long de mon corps, me réchauffant et parfois me brûlant, peu importe, j'adore cette sensation. Mais elle est partie, depuis que tu n'es plus là.

Je t'ai aperçu, timides éclaircies, si rare et trop courte pour me réchauffer le c½ur. Je me sens las de toi.

« Que faire ? Tu me manques ! »

Je pars, c'est décidé. Je fonce dans ma chambre, je prends le maximum d'affaires que mon sac peut contenir. Vive l'aventure, je te retrouverai. Plein d'entrain, j'entame ce long périple mais la route est longue, si longue pour un marcheur. Après deux jours, je rentre bredouille. Je ne l'ai vu nul part. Toujours des nuages, encore de la pluie, parfois de la neige, mais jamais toi.

« Mais que faire ? Tu me manques tellement ! »

Je sais, mon vélo est prêt. C'est parti, et cette fois-ci, ce sera la bonne. Masi après un mois de long faux plat, de colline et de montagnes, je ne t'ai toujours pas retrouvé. La mer me bloque, tu es certainement derrière. Il me semble apercevoir du bleu à l'horizon, oui, c'est toi, j'en suis sur. Je prends un avion vers le sud. Je débarque et continue à vélo.

Tout est si différent par ici, peu importe, tu es enfin là. Je te sens sur moi, mais tu me brûles. Pourquoi, qu'ai-je fais de mal ? Es-tu furieux pour m'infliger une telle torture ?
Je me protège toute la journée sous un chapeau et de longs vêtements. Je ne supporte plus ta chaleur, tu es sec et si adent, où est la douce chaleur de mon souvenir ?
Je ne suis pas le seul à le ressentir, tout ici n'est que sable et vent sec. Aucune eau n'est visible. J'ai du me tromper à nouveau, je change de direction. Cap à l'ouest.

Je retrouve la mer après une longue traversée du désert, enfin de l'eau, enfin du vert. Tu me brûles toujours, mais je me sens déjà mieux, l'air est plus frais. Il faut que je continue.
Là-bas, une île. Je suis sur que c'est le bon endroit. Un bateau, je débarque. Suis-je au paradis ? Il y a des arbres, de l'eau douce et de mer, des animaux et toi. Oui, enfin toi, douce et chaleureuse, comme je t'aime.

Oui, c'est ici, je t'ai retrouvé. Tu es là, je sens ta chaleur mais elle ne me brûle pas. Mon âme est paisible et mon c½ur se réchauffe. Je vis. Je ne veux plus te quitter. Au crépuscule, lorsque tu n'es plus si éloigné de la mer, je décide de t'emmener avec moi. Je prends la corde que j'ai emmenée et la lance autour de toi. Je t'attrape et te ramène vers le rivage. Je te plonge dans un coffre et le ferme à double tour.

De retour chez moi, il pleut, comme d'habitude. Mais j'ai la solution, j'ouvre le coffre et tu t'envoles dans le ciel, balayant les nuages et la pluie. Le ciel est bleu, tu es au milieu, la vie est belle. Je me couche dans l'herbe et m'endors, enveloppé de tes rayons si doux. Merci

# Posté le mercredi 03 mai 2006 07:09

Modifié le vendredi 05 mai 2006 17:04

Neige

Neige
Le gris du ciel s'assombrit de plus en plus, mon bonheur va bientôt arriver, je le sens. De la poudreuse à gros flocon, à peine arrivée sur le sol, elle transforme le paysage en pureté absolue. Comme si tout les maux de la terre pouvaient disparaître en un clin d'½il.
Dès que je la vois tomber, je me jette sur mon manteau et je fonce dehors. Je roule et je saute, je cours et je glisse, je m'amuse.

Ma joie est souvent de courte durée, à l'apparition du soleil, ma belle neige fond, je suis triste. Je me révolte, je fais une boule de neige et je l'expédie direct vers le soleil. C'est inutile, en 20 minutes, plus de neige. Je décide de rentrer chez moi, mais pas le chemin de tous les jours, un petit raccourci, celui qui passe entre les deux usines. Elles sont comme des énormes montagnes qui se resserrent lorsque la fin du sentier se profile. Et là, quelle belle surprise, de la neige, à perte de vue. Est-ce une erreur de la nature ?

J'avance vers cette neige qui semble éternelle, brrrrrrrr, il fait froid ici, pourtant le soleil donne, je le vois, mais aucune chaleur ne ma parvient. C'est le paradis, la neige ne fond jamais ici, pourquoi n'ai-je jamais vu cet endroit auparavant ?

Je peux de nouveau rouler et sauter, courir et glisser, je m'amuse. Après quelques minutes, je remarque une porte au milieu de cet endroit, je m'en approche, en fait le tour, mais il n'y a rien, ni d'un coté, ni de l'autre. Je l'ouvre, il n'y a que du vent, il devient fort, il m'aspire, je me retiens mais rien y fait, je ne suis pas assez fort, je chute, Aaaaaaaaah.

Où suis-je ? Tout est blanc, il fait froid. Je n'aime pas ça, il y a trop de neige, en fait, il n'y a que ça. Je ne reconnais pas cet endroit. Il fait noir, il n'y a pas de lumière venant du ciel, pas de lunes, pas d'étoiles. Tout est plat ici, aucun relief, je ne vois rien à l'horizon, que du blanc à perte de vue. La porte a disparue, il n'y a aucun trou au dessus de moi, mais par où suis-je arrivé ici ?

J'avance dans ce désert cristallin, mes pieds s'enfoncent mais quand je me retourne, je ne vois aucune trace, comme si je n'étais jamais passé par là. Tout est étrange ici, il n'y a rien, aucune empreinte, pas de montagne ni de vallée, c'est comme si tout avait été balayé, avalé par la neige. Ce désert est immaculé.
Je m'écroule sur le dos, je regarde en haut, le noir est profond et il ne contient que le vide, pourtant, je vois, comme en plein jour, est-ce la neige qui illumine ce lieu ?

Je m'endors, je ne sens plus le froid, j'ai chaud, il y a quelque chose de moelleux sous ma tête. J'entends des bruits, comme des pas dans un couloir, j'ouvre les yeux, je vois un plafond et des murs, une chaise et une télé, un fauteuil et dedans, ma maman.

« Tu es enfin réveillé, j'ai eu si peur. Un voisin t'a retrouvé étendu derrière les usines, tu étais inconscient, il a appelé l'ambulance et on t'a conduit ici. Tu n'as rien de grave, juste une commotion, le docteur m'a dit que tu rêvais, c'était beau ? »

# Posté le mercredi 22 mars 2006 18:00

Elle

Elle
A sa naissance, malgré la présence du soleil qui lui apportait chaleur et lumière, elle était seule et sans vie. Toutes les autres qui lui ressemblaient passaient tout près d'elle, mais elles étaient si froides et inaccessibles.

De la chaleur, elle n'en manquait pas, un peu venant de l'extérieur et beaucoup enfermée à l'intérieur. Aride et sec, tel était son existence dans les premiers jours de sa vie. Petit à petit, de l'eau apparut, elle s'en imprégna. Mélangée à sa chaleur, elle donna la vie et son histoire pu enfin commencer.

Ses compagnons furent d'abord si petits, qu'elle n'en avait pas conscience. Sa chaleur intérieure était toujours si grande qu'elle ne pouvait s'empêcher de la laisser s'échapper et ainsi, causer la perte de beaucoup de vie autour d'elle.

Enfant, elle apprit à maîtriser cette violence contenue en elle ainsi la vie en profita pour évoluer et lui apparaître enfin. Elle comprit qu'elle n'était plus seule et fit tout pour améliorer l'existence des êtres vivant dans son environnement.

La terre est notre mère à tous, elle a apprit à donner la vie, faisons tout pour la laisser vivre elle aussi.

# Posté le vendredi 17 mars 2006 18:46