La petite fée

La petite fée
Assise sur une branche, la petite fée regarde la lune. Elle se sent si calme lorsque l'astre stellaire est pleine et lumineuse. Elle pense, elle chante, elle danse mais surtout, elle écoute tout ce qu'il se passe autour d'elle, elle ressent la nature.

Ce soir est un soir comme un autre, la lune est ronde et la petite fée médite sur sa vie, sur ses faits et gestes. Tout est calme, aucun bruit ne semble perturbé ce pur moment de bonheur. Soudain, un bruit sourd et inhabituel la fait sursauter, comme un grondement de tonnerre. Un cri guttural venant d'un monstre d'acier lui fait comprendre que la forêt est en danger.
Sa belle forêt, si vieille que des champignons poussent sur les branches des arbres. Si grande, qu'il faut des semaines pour en faire la traversée. Sa forêt est en danger.

La petite fée s'envola à toute vitesse en direction du bruit et commença à distinguer des voix. « Dépêchez-vous, bande de fainéant, on a pas toute la nuit pour enlever ces vieux arbres ».
« Oh non » se dit la fée, « ils veulent en détruire de nouveau, il faut que je les en empêche ».
La petite fée pria les arbres, essayant de les réveiller de leur sommeil ancestral, c'est le seul moyen pour les sauver. Un à un, elle sent les âmes des arbres lui répondre doucement, comme si le réveil après des siècles était une torture. Mais les hommes ont déjà arraché de leur terre des dizaines d'entre eux dont un très vieux chêne qui, venant de se réveiller, pousse un puissant cri avant de disparaître.

En entendant sa mort, les autres arbres se réveillent et se lèvent. Les hommes, étonnés un moment, passent à l'offensive. Ils brûlent et coupent le maximum de branches, mais les arbres, beaucoup plus fort, résistent facilement. Un seul coup de branche expédie quelques hommes à plusieurs mètres en leur broyant la plupart des os du corps. Un jeune bouleau, assaillit par une horde de bûcherons, est sauvé par un vieux frêne qui écrasa la tête et le corps des hommes grâce à ses puissantes racines.

De la bataille, aucun humain n'en est sorti vivant et nulle trace d'eux ne persistera car les arbres les ont enfouit sous la terre, « du bon compost » ont-il dit à la petite fée. Elle riait de bon c½ur, sa belle forêt était sauvée, il ne lui restait plus qu'à faire disparaître les monstres d'acier sous la mousse et les champignons.

La petite fée retourna sur son arbre et repris le cours de ses pensées, « jamais la forêt ne sera détruite, j'en fais la promesse. »

# Posté le mardi 14 février 2006 09:22

L'eau et la flamme

L'eau et la flamme
L'eau continua son périple à travers le monde, cherchant à chaque endroit une faible lueur venant d'une flamme au bout d'une bougie. Les semaines passèrent, l'eau tombait plus souvent et sur chaque are de terre mais jamais elle ne rencontrait son amie.

La terre commença à ne plus supporter ses venues incessantes, les rivières gonflèrent et devinrent torrent ou fleuve, emportant tout sur leur passage. L'eau faisait ainsi beaucoup de dégât, balayant les voitures, entrant dans les habitations sans y être invitée. Les hommes barricadèrent leur ville, sac de sable et mur de fortune, mais rien ne pouvait enrayer la marche de l'eau.

« L'eau est folle, nous sommes perdus »

Ce cri résonnait parmi tous les habitants de toutes les villes traversées par une rivière. La phrase était répercutée par des centaines de voix et grâce à cette puissance, la plainte des hommes atteignit les hauteurs où une flamme brillait sur le rebord d'une fenêtre.

« Eau, eau, je suis ici, quelqu'un m'a redonné la vie »

La pluie entendit la flamme et se dirigea vers le sommet de la colline.

- Enfin, je te retrouve, j'étais si triste de t'avoir perdue, je ne savais plus ce que je faisais.
- Tu pleurais de désespoir, mais tu peux arrêter maintenant car je suis là et on va pouvoir discuter à nouveau.
- Oui la flamme, je ne suis plus triste, tu es là. Mais comment est-ce possible ? je t'ai vu disparaître par ma faute.
- J'ai découvert que je ne peux mourir, même si tu m'éteins, je reviendrais ailleurs et je serai toujours la même flamme. On se retrouvera à jamais.

L'eau était heureuse, la flamme ne la quittera plus. Les nuages s'écartèrent et le soleil apparut, les habitants des villes et des villages inondés virent l'eau partir des rues et les rivières retourner dans leur lit.
Tout redevint normal, l'eau tombait où et quand il le fallait, comme avant, sauf qu'à chaque fois, une bougie allumée brillait sur le bord d'une fenêtre.

# Posté le vendredi 03 février 2006 08:44

La sirène

La sirène
Sur l'eau de la mer, une onde se propage, écho d'un passage du monde sous marin au monde aérien. La vie sous l'eau est belle, nager tout le temps au gré des vagues, sans soucier du temps qui passe, on se laisse aller et on vit l'instant présent. Mais c bien ce qui embête la petite sirène, il ne se passe jamais rien et c'est pour ça que tous les soirs, elle sort de l'eau et vient voir ce qui se passe à la surface. Elle y rencontre bien souvent les dauphins et joue avec eux à sauter et faire toutes sortes de cabrioles. C'est son moment de bonheur, elle oublie enfin tout l'ennui qu'il règne en bas.
Ce soir, les dauphins n'étant pas là, la petite sirène admire les étoiles. Au début de la nuit, un son lui parvient à ses oreilles, comme si quelque chose séparait les vagues en deux. La sirène décide de plonger et d'aller voir ce qu'il se passe. Arrivée près de l'origine du son, elle découvre un petit bateau où un homme est allongé et dort. Elle n'a encore jamais vu d'humain de sa vie, elle est intriguée, surtout par ses jambes « mais comment fait-il pour nager avec de pareille nageoire ? » elle s'approche et sans faire exprès, fais bouger légèrement le bateau. L'homme croit que son bateau à toucher un banc de sable, se lève et se retourne, il voit la sirène.
- Mais que faites vous ici, en plein milieu de la mer, votre bateau a coulé ?
- Non, je me promène et vous ?
- Je cherche du poisson pour vivre, mais montez à bord mademoiselle, vous devez être morte de fatigue à force de nager, d'où venez vous sans bateau ?
- Non merci, je suis très bien dans l'eau et je ne viens de nulle part en particulier, je vais et je viens dans les profondeurs.
- Pardon, mais je ne comprends pas très bien, dans les profondeurs ?
- Oui, des profondeurs sous la surface, je suis une sirène, ne l'aviez vous pas remarqué ?
- Non, je ne savais pas que vous existiez réellement, je crois rêver, racontez moi ce qui se passe en bas, je vous en prie.
La petite sirène raconte à l'homme combien la vie sous marine est ennuyeuse et qu'il n'y à jamais rien à faire si ce n'est nager parmi tous les poissons de l'océan. L'homme n'est pas d'accord avec la sirène et y trouve un avantage non négligeable, c'est ainsi qu'il lui demande :
- Petite sirène, pourriez vous m'emmener visiter votre monde ?
- Bien sur, venez, je vais créer une bulle d'air, plongez dedans et vous pourrez respirer sous l'eau.
L'homme plonge dans la bulle sans oublier d'attacher le filet de pêche à l'un de ses pieds. La sirène n'a pas vu ce stratagème et donc, prenant l'homme par la main, le mène dans toutes les grottes, barrière de corail et haut fonds de son océan. Ils y rencontrent beaucoup d'autres animaux marins, surtout des poissons, l'homme était ravi surtout que la sirène ne regardait jamais derrière elle et donc ne voyait pas le filet qui sillonnait les fonds.
Après quelques temps, l'homme commence à sentir le poids du filet qu'il traîne derrière lui, il perd de plus en plus de vitesse par rapport a la sirène.
- Que se passe t'il, vous êtes fatigué ?
- Oui, je n'ai pas l'habitude de nager aussi longtemps, pourriez-vous me ramener sur mon bateau ?
Par chance pour l'homme, la sirène prend un chemin différent pour revenir vers le bateau. Lors de ce retour, la sirène entend un drôle de son mais n'arrive pas à déterminer ce qu'il signifie, c'est en arrivant au bateau qu'elle comprends enfin la détresse de tous les poissons prisonnier du filet. Elle se retourne, regarde l'homme et voit le filet.
L'homme comprend qu'il est piégé et continue d'avancer, il bouscule la sirène et remonte sur son bateau en étant très fier de son coup.
- Pauvre petite idiote, grâce à toi, je vais être riche, mon filet est plein à craquer.
Pendant que l'homme remonte le filet, une drôle de sensation monte le long de ses jambes, comme si celles-ci ne formaient plus qu'un seul membre. Ses bras lui faisaient mal, il doit lâcher le filet, il tombe, l'air l'empoissonne, ses mains et ses bras se transforment et s'attachent à son corps.
La petite sirène, qui est revenue entre-temps à la hauteur du bateau, détache le filet et libère tous les poissons prit au piège. Elle se retourne et regarde l'homme transformé.
- Au revoir, petit poisson, je te laisse mourir comme les poissons que tu espérais ramener chez toi.

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 18:40

La flamme et l'eau

La flamme et l'eau
Dans la nuit, une faible lueur perce à travers les volets clos d'une vieille maison, une bougie, faible mais résistante, brave le froid ambiant d'une chambre. Celle-ci est très sobre, presque nue, une table et deux chaises partagent leur vie avec un vieux lit en piteux état sous un toit percé en plusieurs endroits. La pluie en profite pour le traverser et former de grandes flaques autour des seaux et autres casseroles disposer ça et la pour empêcher vainement l'eau de s'écouler partout dans la pièce.

Il y a longtemps que personne ne vit plus dans cette chambre vide et abandonnée. Elle voit passer les saisons et les années sans espérer le moindre changement, pourtant, ce soir, une bougie est allumée. D'où vient ce feu, qui est entré dans la chambre pour donner vie à la bougie, nul ne le sait car il n'est pas resté. L'eau de pluie répandue sur le sol arrive peu à peu vers la base de la bougie, la flamme commence à se refléter dans l'eau et c'est ainsi qu'elle remarque sa fin prochaine car lorsque l'eau aura atteint sa mèche, la flamme disparaîtra.

- NON, dit la flamme, je suis si jeune, je ne veux pas connaître un destin si funeste alors que le feu vient juste de réchauffer mon c½ur et me donner la vie.
- Je suis désolé petite flamme, dit l'eau, mais je en peux m'empêcher de m'écouler.
- Je comprends, mais pourrais-tu t'écouler moins vite que je puisse encore profiter de la vie qui m'a été donnée. Je suis ici depuis si peu de temps, dans une pièce vide et je ne connaît personne, mais je ne veux pas disparaître comme ça.
- Maintenant tu me connais petite flamme, même si on est si différent, je veux te connaître et devenir ton amie. Moi aussi je me sens seule, je parcoure le monde entier mais jamais personne n'a pris le temps de parler avec moi.
- Si tu m'en laisses le temps, je veux bien t'écouter et te parler, on deviendra amie et ainsi je ne quitterai pas ce monde en étant seule et triste.

La flamme et l'eau se parlèrent durant toute la nuit, la bougie se consuma et il arriva ce qu'il devait arriver, la flamme atteignit l'eau et dit :

- Adieu l'eau et merci pour notre discussion, malgré les différences, j'ai appris à te connaître et à t'aimer. Tu seras à jamais mon amie.
- Merci petite flamme, mon amie et adieu

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 18:40

Modifié le lundi 04 juin 2007 01:43

YeSoD (pas encore fini)

YeSoD (pas encore fini)
C'est difficile à raconter, mais je vais tout faire pour ne pas interrompre cette folie qui me prend et continuer de tout mettre par écrit.

Ma vie, Une très longue existence qui n'est pas prête de s'arrêter si tôt. Je ne suis pas né comme un être humain, j'ai été catapulté vers cette vie, je ne sais pas qui est responsable de ce non-sens qu'est ma réalité, ni le pourquoi. Mais ce que je sais, c'est que mes choix n'ont été dictés par personne d'autre que moi et que j'en suis l'unique responsable.

J'ai plusieurs visages et apparences, celle présente sur l'image est la plus anodine de toutes, pour comprendre tout les faciès qui composent mon être, il est bon que je commence par vous parler des découvertes au sujet de ma « naissance ». Commençons par le plus évident, de par les traits de mon visage, cornes et yeux violets, je suis de nature démoniaque. Mes ailes noires prouvent mon appartenance à la race des devins et enfin mes pouvoirs centrés sur le feu montrent que j'appartiens au monde du chaos. Les tatouages présents sur l'ensemble de mon dos affirment mon appartenance à l'ordre des dragons, maîtres du dressage des dragons noirs.

Lorsque je suis arrivé sur cette planète, le monde était complètement différent, la guerre faisait rage entre les différents peuples pour s'octroyer un peu de terre et ainsi construire une nouvelle armée pour s'emparer des terres des autres. Le monde se partageait entre 5 peuples, celui du chaos, de l'ordre, de la vie, de la nature et de la mort. J'étais ce qu'on appelle un héros, j'avais la responsabilité d'une armée et devait accomplir certaines quêtes pour mon peuple, le peuple du chaos. Ces 5 peuples étaient régis par la magie et pour moi, c'était le feu.

Les guerres continuèrent comme cela pendant des millénaires, mais plus les années avançait, plus le peuple de la vie prenait l'ascendant sur les autres, exterminant de plus en plus les différents héros qui commandaient les autres armées et c'est ainsi que les humains prirent le contrôle de la terre et les autres peuples disparurent de sa surface. Seuls quelques rescapés réussirent à échapper au massacre, c'est eux que l'on a pris pour certaines apparitions d'êtres surnaturelles comme les vampires, fantômes, licorne et autres êtres des anciens peuples.

Mon cas est un peu différent car je ne suis pas un simple combattant, mais un commandeur, mes pouvoirs sont bien au-delà de toutes ces apparitions et c'est grâce à cela que personne ne m'a encore démasqué et que je peux continuer à vivre sur ce monde.

Mais avant de vous parler du présent, je vais revenir pour quelques lignes sur le passé de ce monde, car il a été écrit que le peuple dominateur allait tout oublier des anciens temps et s'inventer de nouvelles puissances qui auraient participer à la naissance de la terre. C'est ainsi que les anges du bien comme des ténèbres, premiers parmi les premiers, ont été détournés en messager des Dieux tout puissant.

La guerre, un mot pour certains, une réalité pour tant d'autres, qui, comme moi, ont été responsable de tant de massacre d'être si exceptionnels. Être choisi comme commandeur d'armée implique tant de responsabilité, surtout lorsque vous devenez le numéro 1 sur qui compte tout un peuple, et oui, car il fut un temps, où les dragons peuplaient notre belle planète et par leur force, le clan du chaos menait les débats pendant les différentes guerres. Mais un malheur arriva et les dragons ne purent plus se reproduire, signe annonciateur de la fin du règne du peuple du chaos. La dernière bataille que j'ai menée fut aussi la plus grande et la fin de notre race. Les hommes et leurs anges gagnèrent la guerre finale et c'est ainsi que la race du chaos s'éteignit mais surtout le dernier peuple autre que celui de la vie.

# Posté le mardi 03 janvier 2006 13:16